Le feu vert des autorités à l’insécurité

Au lieu d’arrêter et conduire par devant la justice le chef de gang Sony Jean alias « Tije » la police nationale a pris la décision de l’exécuter. Cet acte a mis fin à toute enquête sérieuse pour trouver les gros poissons tels des hommes politiques et des hommes de l’élite économiques qui manipulaient et finançaient ces pauvres transformer en assassins qui éliment leurs propres frères dans les quartiers populeux. La mort le lundi 29 avril du Chef de Gang « Ti je » sous les balles de la Police Nationale d’Haïti (PNH), « n’est qu’un acte symbolique qui ne met pas fin à l’insécurité, mais qui doit servir d’exemple et de signal aux bandits pour qu’ils déposent leurs armes s’ils ne veulent pas subir le même sort » a déclaré le Commissaire du Gouvernement Paul Éronce Villard.

De nombreux quartiers populeux en Haïti est sous le contrôle d’un chef de gang. Ces bandits sont qualifiés de leaders communautaires par des autorités du pouvoir et des oligarques de la classe économique. C’est le cas de Réginald Boulos, un homme d’affaire et aujourd’hui homme politique qui a pris le soin de qualifier ces criminels comme de paisibles citoyens qui font le social. Il finançait ces malfrats (armes, motos, argents) pour protéger ses affaires. Les bandits continuent de semer la peur dans divers régions en Haiti. A Nazon (un quartier résidentiel à Port-au Prince) des hommes armés ont abattu un motard le dimanche 5 mai 2019, aux environs de 6h a.m. Les malfrats ont pris la moto et les pairs de tennis de la victime et partir en toute quiétude. Au bas de Delmas, le chef de gang Jimmy Cherisier alias « Barbecue » un ancien policier. Des tirs nourris ont été entendus, au cours de la soirée du 2 mai 2019, dans plusieurs zones de la commune de Delmas précisément à Delmas 2, 4, 6 et rue Saint-Martin. A Delmas 4, un jeune homme a été tué par balle par les bandits. A Delmas 2, les résidents ont abandonnés leurs maisons ont sollicité l’aide des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), afin de prendre des dispositions visant à freiner les actions des bandits armés qui font leurs lois dans les zones. Le Mardi 30 avril, un minibus assurant la liaison Cayes/Port-au-Prince a été détourné non loin du commissariat de Portail Léogâne par des bandits armés vers une destination inconnu. Pour le moment on ne sait rien du sort du chauffeur et des passagers pris en otage. Par ailleurs, la « New England Human Rights Organization » (NEHRO), organisation internationale de défense et de promotion des Droits humains, a dit constater avec émoi la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti. « Depuis des semaines, les quartiers défavorisés sont la proie des violences aveugles qui proviennent d’individus lourdement armés et qui terrorisent même ceux-là dont la mission est de protéger et servir.

Ces bandits, sans s’inquiéter de la présence des forces de l’ordre, occupent littéralement certaines zones du pays, volent, tuent, violent, détournent des camions de marchandises, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays.  La Police, ainsi que le Gouvernement en place se comportent comme des observateurs de surface et s’en lavent les mains. La multiplication des actes de violences prouve une de plus que la Police Nationale est dépassée et que la population est livrée à elle-même.», a dit NEHRO. Par ailleurs, la NEHRO a également critiqué « le comportement de certains élus, qui font obstacles à la police et à la Justice en protégeant les bandits » concluant « Haïti a besoin de stabilité pour attirer les investissements, favoriser la croissance économique. Tous les secteurs de la vie nationale sont tributaires des conditions de sérénité et de sécurité. L’Organisation a exhorté les acteurs à accélérer le processus de désarmement, à œuvrer pour rétablir la Paix et la sécurité dans le pays et mettre hors d’état de nuire les bandits qui sont à la solde de certaines autorités du pays pour terroriser les familles haïtiennes. La sécurité doit être une affaire d’État et non un outil politique. »

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